Les désirs de Delf étant des ordres, voila 6 informations sur moué:
- Mes parents voulaient m’appeler Alysson. Un jour dans un café ils ont entendu un père dire à sa fille « Alysson-les-cloches, viens ici ». Ils ont changé d’avis. Au bout du compte, je m’appelle Marine Chani. Chani ça veut dire rabougri en patois. Ouais, ben même comme ça je suis bien contente de pas m’appeler Alysson …
- Quand j’étais petite, j’étais très grosse. De profil on ne voyait pas mon nez à cause des mes joues. Ma mère avait peur que je devienne obèse, alors elle m’avait mis au régime haricots verts. Un de mes premiers mots c’était « poterre » pour pomme de terre. Je pensais qu’elles poussent dans les arbres. Relation fusionnelle avec ces tubercules. Maintenant que je vis en Espagne, je refuse de manger mes pommes de terre avec de l’huile d’olive. Mon royaume pour une plaquette de beurre.
- Pour mon premier spectacle de théâtre, je ponds un œuf et je collectionne les photos de Patricia Brudel, star parmi les stars, qui chante « On s’était dit rendez-vous dans dix ans, même jour, même heure, même pomme » avec une petite voix perchée. Pour le septième « j’ai peur que mon corps se barre en couille », je porte un tutu rose trop petit pour moi et un chignon haut avec des fleurs en PQ piquées dedans. Top sexy now and forever.
- Ma première lettre d’amour commençait en latin « rosa, rosae, rosa, rose pour toi. Mari, marili, mari, Marine pour moi. Si le temps des vacances sent les roses pour toi, pour moi le temps du théâtre sent quelque chose de toi. Et si je ne suis pas un apollon, j’espère être tout de même assez bon ». Que mon amour de 15 ans me pardonne de publier ses lignes, elles restent les plus belles qu’on m’ai jamais écrites.
- 1992 : dissolution de l’Assemblée Nationale et élections législatives. Mon père est ex-futur-député des Verts. Campagne électorale, téléconférence, comité de soutien, interviews, meetings, tracts, collages d’affiches. Nous sommes sur tous les fronts. La tête de mon père sur tous les murs de la ville. J’assume grave.
- C’était il y a quelques années. Un mardi soir, à 23h, coup de téléphone de ma mère : mes parents ont eu leur mutation à La Rochelle. Il faut vendre la maison de Savigny. Je veux brûler le jardin et déraciner les arbres avant de partir. Après moi le déluge. Je n’ai plus de maison. Il me reste Vaunac. Ma terre. Mes arbres. Mes sucs. Il me reste cette maison. Que je ne veux pas perdre.
Je suis sensée passer le flambeau à mon voisin, ben voila alors si tu en as envie, vas-y voisin !
5 commentaires:
c'est beau :)
c'est qui l'amoureux dis ?
merci :-)
alysson ? ils ont bien fait de préférer marine.
moi j'ai eu droit à delfouine partout :-) comme quoi avec des parents motivés, y'a toujours moyen de trouver un jeu de mot
en même temps, ça aurait pu être drôle que je m'appelle Alison, vu le prénom de mon homme http://www.youtube.com/watch?v=wpdbP1euNfU&feature=related
hé hé
"alisson c'est ma chéri à moi ;-)" `même pas besoin de regarder le clip pour m'en rappeler.
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